La France parle des lieux interdits aux enfants

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En France, il y a un débat [une discussion avec des idées différentes] sur les lieux « no kids ». Cela veut dire : des lieux sans enfants. Dans ces lieux, les enfants ne peuvent pas entrer.

La CNCDH parle de ce sujet. La CNCDH est une commission [un groupe officiel de personnes] pour les droits de l’Homme. Elle veut limiter ces lieux.

Pour la CNCDH, interdire les enfants peut être une discrimination [une différence de traitement injuste]. Par exemple, une personne peut être traitée différemment à cause de son âge. La loi peut voir cela comme un problème.

Le sujet est devenu plus important après une annonce de la SNCF. La SNCF est l’entreprise des trains en France. À la fin du mois de janvier, elle a annoncé une nouvelle classe de train.

Cette classe s’appelle « Optimum ». Elle est pour les adultes seulement. La SNCF dit qu’elle veut donner plus de confort aux voyageurs.

Mais la CNCDH n’est pas d’accord avec cette idée. Pour elle, les enfants ne doivent pas être exclus [mis dehors ou refusés] seulement parce qu’ils font du bruit. Ils ne doivent pas être exclus seulement parce qu’ils dérangent certains adultes.

La commission dit que les enfants font partie de la société. Ils ont aussi une place dans les lieux publics [lieux pour tout le monde]. Les trains, les rues et les restaurants peuvent être des lieux publics.

La CNCDH accepte des limites dans certains cas. Un lieu peut refuser les enfants s’il est dangereux pour eux. Un lieu peut aussi les refuser si le contenu n’est pas adapté aux enfants.

Mais le confort des adultes ne suffit pas toujours. Pour la CNCDH, cette raison pose problème. Elle peut créer une discrimination.

Sarah El Haïry critique aussi les lieux « no kids ». Elle est haute-commissaire à l’Enfance [responsable politique pour les enfants]. Elle dit qu’une différence à cause de l’âge peut être contraire à la loi.

Pour elle, la question est plus large. Est-ce que la France veut donner une place aux enfants ? Ou est-ce qu’elle veut les éloigner des lieux publics ?

La CNCDH dit que les lieux « no kids » ne sont pas encore très nombreux en France. Mais ils deviennent plus fréquents. Elle voit aussi un autre problème.

Aujourd’hui, les enfants sont moins présents dans les lieux publics qu’avant. La commission veut donc des villes plus accueillantes pour les familles. Elle veut des villes où les enfants peuvent vivre plus facilement.

La CNCDH propose d’interdire les lieux « no kids » sans vraie raison de protection. Elle propose aussi de réduire la vitesse des voitures. Elle veut aussi mieux informer le public.

Ce débat arrive à un moment important pour la France. Le nombre de naissances [bébés qui naissent] baisse depuis plusieurs années. Selon des chiffres cités par Le Figaro, 645 000 bébés sont nés en France en 2025.

C’est 2,1 % de moins qu’en 2024. Cela veut dire que la France a eu moins de bébés en 2025.

En France, le développement des lieux « no kids », c’est-à-dire des espaces qui refusent les enfants, relance un débat sur leur place dans la société. La Commission nationale consultative des droits de l’Homme, ou CNCDH, souhaite limiter cette pratique. Selon elle, interdire l’accès aux enfants peut devenir une discrimination [traitement injuste envers une personne à cause de son âge, de son origine, de son sexe ou d’un autre critère].

Le sujet a pris de l’importance après une annonce de la SNCF, à la fin du mois de janvier. L’entreprise ferroviaire a présenté une nouvelle classe de train réservée aux adultes, appelée « Optimum », selon Le Figaro. La SNCF affirme que l’objectif est d’offrir plus de confort aux voyageurs, notamment à ceux qui veulent un trajet plus calme.

Pour la CNCDH, cependant, les enfants ne doivent pas être exclus simplement parce qu’ils font du bruit ou parce qu’ils gênent certains adultes. La commission rappelle qu’ils font partie de la société, au même titre que les autres citoyens. Elle estime qu’un lieu peut être interdit aux enfants seulement dans des situations précises, par exemple si l’endroit est dangereux pour eux ou si le contenu proposé n’est pas adapté à leur âge.

Sarah El Haïry, haute-commissaire à l’Enfance, critique elle aussi cette tendance. Selon elle, faire une différence entre les personnes à cause de leur âge peut être contraire à la loi. Elle pose surtout une question plus large : la société française veut-elle accueillir les enfants dans les espaces publics, ou préfère-t-elle les éloigner pour préserver le confort des adultes ?

La CNCDH reconnaît que les espaces « no kids » restent encore peu nombreux en France, mais elle observe qu’ils deviennent plus fréquents. Elle s’inquiète aussi d’un autre phénomène : les enfants seraient moins présents qu’avant dans l’espace public. Pour y répondre, la commission propose d’interdire les espaces réservés aux adultes quand ils ne sont pas nécessaires pour protéger les enfants.

Elle souhaite également que les villes soient rendues plus accueillantes pour les familles. Parmi ses propositions figurent la réduction de la vitesse des voitures et une meilleure information du public. Ce débat arrive dans un contexte sensible, alors que le nombre de naissances baisse depuis plusieurs années en France : selon des chiffres cités par Le Figaro, 645 000 bébés sont nés en 2025, soit 2,1 % de moins qu’en 2024.

Maintenant que vous connaissez les informations principales, regardez la vidéo.


À dire à un ami

Façon 1
En France, il y a un débat sur les lieux « no kids », car certains pensent qu’interdire les enfants peut être une discrimination.

Façon 2
La CNCDH veut limiter les lieux où les enfants ne sont pas acceptés, parce qu’elle estime que les enfants doivent aussi avoir leur place dans la société.

Façon 3
Le débat sur les espaces « no kids » pose une question plus large : la France veut-elle mieux accueillir les enfants dans les lieux publics, ou les éloigner pour garantir le confort des adultes ?


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