Le premier film, L’Âge de fer, commence en juin 1940. La France vient de perdre contre l’Allemagne nazie. Le gouvernement français accepte l’armistice [un accord pour arrêter les combats]. Mais de Gaulle refuse d’abandonner la guerre. Il part à Londres et veut continuer le combat. À cette époque, il est encore peu connu.
La deuxième partie, J’écris ton nom, va jusqu’à la Libération de Paris [le moment où Paris devient libre] en 1944. De Gaulle essaie d’unir la Résistance [les personnes qui combattent l’occupation allemande]. Il défend aussi la place de la France devant les Britanniques et les Américains.
En 1940, de Gaulle n’est pas encore président. Il a peu de soldats et dépend beaucoup des Britanniques. Le réalisateur Antonin Baudry voulait montrer cet homme dans une situation presque impossible. Mais de Gaulle continue à croire au retour de la France dans la guerre.
Simon Abkarian joue de Gaulle. Il ne copie pas seulement sa voix et sa manière de se tenir. Il montre aussi un homme autoritaire [qui veut souvent décider lui-même], mais parfois fragile. L’historien Julian Jackson a beaucoup aimé son interprétation [sa manière de jouer le personnage].
Le film utilise aussi un important travail historique. Julian Jackson a aidé l’équipe à vérifier les événements. Certaines scènes restent une fiction [une histoire reconstruite pour le cinéma]. Mais le film respecte le sens général de l’histoire.
Le projet est très grand pour le cinéma français. Les deux films durent plus de cinq heures au total. Leur budget [l’argent utilisé pour faire le film] est d’environ 74 millions d’euros. Antonin Baudry a travaillé plus de six ans sur le projet. Le film montre surtout pourquoi de Gaulle est devenu si important en France. En 1940, son succès n’était pas certain. La France libre et la Résistance étaient encore très fragiles.
En août 2026, les deux films avaient dépassé cinq millions d’entrées en France. Chaque partie dure environ deux heures et quarante minutes. Certains critiques trouvent donc les films trop longs. Mais La Bataille de Gaulle peut aider à mieux comprendre la France, son histoire et la place de Charles de Gaulle aujourd’hui.
Le premier film, L’Âge de fer, commence en juin 1940. La France vient de subir une défaite militaire face à l’Allemagne nazie. Le gouvernement français accepte l’armistice, mais un général encore peu connu refuse d’abandonner le combat : Charles de Gaulle. Il part pour Londres avec une idée qui paraît alors presque impossible : continuer la guerre et représenter une France qui refuse la défaite.
La deuxième partie, J’écris ton nom, poursuit l’histoire jusqu’à la Libération de Paris en 1944. On y voit de Gaulle essayer d’unifier la Résistance, mais aussi défendre la place de la France face à ses propres alliés, notamment les Britanniques et les Américains. Le film rappelle ainsi que son combat n’était pas seulement militaire : il était aussi profondément politique.
Un de Gaulle différent de celui des livres d’histoire
L’un des intérêts du film est justement de montrer de Gaulle avant qu’il devienne “De Gaulle”, le personnage historique que tout le monde connaît aujourd’hui.
En 1940, il n’est pas encore président, ni même une personnalité connue de la majorité des Français. Il a peu de moyens, presque pas d’armée et dépend largement des Britanniques. Antonin Baudry explique qu’il voulait montrer cet homme placé dans une situation presque impossible, qui continue malgré tout à croire que la France peut revenir dans la guerre.
Simon Abkarian, qui interprète de Gaulle, a d’ailleurs été l’un des éléments les plus salués du film. Plutôt que de simplement imiter sa célèbre voix et sa posture, il cherche à montrer un homme parfois autoritaire, parfois fragile, mais surtout convaincu de sa mission. L’historien britannique Julian Jackson, spécialiste de de Gaulle, a lui-même salué cette interprétation.
Un film basé sur un vrai travail historique
La Bataille de Gaulle n’a pas été imaginé uniquement à partir des souvenirs populaires de la Seconde Guerre mondiale. Le scénario s’appuie notamment sur De Gaulle : Une certaine idée de la France, la grande biographie écrite par Julian Jackson.
Jackson a également travaillé comme consultant historique du film. Selon Baudry, il intervenait régulièrement pendant l’écriture pour vérifier que la fiction ne s’éloignait pas trop du sens des événements historiques. Cela ne transforme évidemment pas le film en documentaire : certaines scènes et certains dialogues sont reconstruits pour le cinéma. Mais le projet repose sur un travail historique particulièrement important.
Pourquoi ça vaut le coup de le voir
D’abord parce qu’il s’agit d’un projet inhabituellement ambitieux pour le cinéma français. Les deux films représentent plus de cinq heures de cinéma et leur budget total est estimé à 74 millions d’euros. Antonin Baudry a travaillé plus de six ans sur le projet, avec environ 150 jours de tournage. Batailles, Londres en guerre, désert africain, Paris occupé : l’objectif est clairement celui d’une grande fresque historique pensée pour le cinéma.
Mais son intérêt principal est peut-être ailleurs. La Bataille de Gaulle permet de comprendre pourquoi de Gaulle est devenu une figure aussi importante en France. Le film montre qu’en 1940, rien ne garantissait son succès. La France libre, la Résistance et le retour de la France parmi les puissances victorieuses n’étaient pas encore une histoire dont on connaissait la fin.
Le public semble d’ailleurs avoir suivi. Après un démarrage difficile, le bouche-à-oreille a changé la trajectoire du film. En août, les deux parties avaient dépassé 5 millions d’entrées en France, faisant du diptyque l’un des grands succès français de l’été 2026.
Il faut simplement être prêt pour deux films longs — environ 2 h 40 chacun — et pour de nombreuses scènes consacrées à la politique et à la diplomatie. Certains critiques ont justement trouvé l’ensemble trop long ou parfois trop académique. Mais pour quelqu’un qui veut mieux comprendre la France, son histoire et la place particulière qu’y occupe encore aujourd’hui Charles de Gaulle, La Bataille de Gaulle mérite largement le détour.


