Les familles nobles et les grandes écoles en France

En France, une étude parle des étudiants qui entrent dans les grandes écoles [écoles très importantes et difficiles à intégrer].

Selon une étude de l’économiste Stéphane Benveniste, rapportée par Franceinfo, les étudiants qui viennent de familles nobles [familles liées à l’ancienne aristocratie] ont encore plus de chances d’entrer dans certaines grandes écoles.

Pour faire son étude, Stéphane Benveniste a regardé environ 270 000 dossiers d’étudiants entre 1911 et 2015. Il a cherché les étudiants avec une ascendance noble [des personnes nobles dans leur famille, par exemple dans le passé]. Pour cela, il a utilisé les noms de famille, par exemple les noms avec une particule [un petit mot comme “de” dans certains noms de famille].

L’étude montre que les descendants de familles nobles [les enfants, petits-enfants ou arrière-petits-enfants de ces familles] sont encore très présents dans les grandes écoles. Mais leur présence a diminué avec le temps.

Entre 1990 et 2015, ces étudiants avaient jusqu’à neuf fois plus de chances d’entrer dans ces écoles que le reste de la population. Avant la Première Guerre mondiale, cette différence était encore plus grande.

La situation change selon les écoles. Avant, Sciences Po avait beaucoup d’étudiants venant de familles nobles. Aujourd’hui, selon l’étude, les écoles de commerce ont la plus grande proportion de ces étudiants. Dans d’autres écoles, comme Polytechnique ou l’École des Mines de Paris, la différence est devenue moins visible.

L’étude parle aussi d’une différence entre les garçons et les filles. Dans les familles nobles, les fils entraient plus souvent dans ces écoles que les filles. Aujourd’hui, cette différence existe encore, mais elle est plus petite.

Selon l’étude, l’origine familiale [la famille d’où vient une personne] joue encore un rôle dans l’accès aux diplômes prestigieux [diplômes très reconnus et importants] en France.

Les étudiants issus de familles d’ascendance noble restent davantage représentés dans certaines grandes écoles françaises, selon une étude de l’économiste Stéphane Benveniste rapportée par Franceinfo.

L’étude porte sur plus d’un siècle, de 1911 à 2015, et s’appuie sur environ 270 000 dossiers d’étudiants. Pour identifier les personnes d’ascendance noble [ayant des ancêtres liés à la noblesse], le chercheur a notamment étudié les noms de famille, y compris les noms à particule [comme “de” dans certains noms français], ainsi que des listes liées à l’Association d’entraide de la Noblesse.

Les résultats montrent que les descendants de familles nobles sont restés surreprésentés [présents en plus grand nombre que dans le reste de la population] dans les grandes écoles au cours du XXe siècle et au début du XXIe siècle. Cette présence a toutefois diminué avec le temps. Entre 1990 et 2015, ces étudiants avaient encore jusqu’à neuf fois plus de chances d’intégrer ces établissements que le reste de la population. Avant la Première Guerre mondiale, cet écart était plus important.

La situation varie selon les établissements. Sciences Po a longtemps accueilli une proportion élevée d’étudiants issus de familles aristocratiques, surtout au début du XXe siècle. Plus récemment, l’étude indique que les écoles de commerce comptent la proportion la plus importante de descendants de familles nobles. À Polytechnique et à l’École des Mines de Paris, les différences se sont progressivement réduites.

L’étude relève également une différence entre les hommes et les femmes au sein de ces familles. Les fils ont longtemps été plus nombreux que les filles à intégrer ces établissements, même si cet écart s’est amoindri [est devenu plus petit] avec le temps.

Selon l’étude, l’origine familiale continue donc de jouer un rôle dans l’accès aux diplômes les plus prestigieux en France. Elle montre aussi que certaines dynamiques sociales peuvent durer longtemps, même lorsque la société et le système éducatif changent.

Maintenant que vous connaissez les informations principales, regardez la vidéo.


À dire à un ami

Façon 1
En France, une étude montre que les étudiants issus de familles nobles ont encore plus de chances d’entrer dans certaines grandes écoles.

Façon 2
Selon une étude, l’origine familiale joue encore un rôle dans l’accès aux grandes écoles en France, surtout pour les descendants de familles nobles.

Façon 3
Cette étude montre que, même si les choses ont évolué, les grandes écoles françaises restent en partie liées aux inégalités sociales et à l’histoire des familles privilégiées.